6 février 2023 à 17:05

Dans la musette n°10 Pau et le tour…une histoire d’amour…

C’est en 1930, que les deux « amants » ont fait connaissance, à l'occasion d'une première arrivée d'étape. Depuis, le lien d’affectation ne s’est jamais interrompu. Pau est la ville de province, après Bordeaux, ayant été le plus de fois ville-étape dans l’histoire de la grande boucle.

La 110e édition du Tour de France fera à nouveau étape à Pau, le mercredi 5 juillet 2023, pour la 74 ème fois, lors de l’étape Pau - Laruns.

On peut expliquer cette relation par le fait que la capitale béarnaise profite notamment de sa situation géographique pour se placer comme le véritable camp de base des étapes pyrénéennes (notamment grâce à son offre hôtelière). Même quand les coureurs ne franchissent pas une ligne d'arrivée à Pau, ils aiment s'y reposer ou simplement y remonter sur selle. En direction de Bordeaux de préférence.

Le directeur du Tour précise que : « Pour nous, organisateurs, Pau, c'est une plaque tournante. C'est une ville idéalement placée par rapport à ce décor fabuleux que sont les Pyrénées. Soit comme lieu de départ, soit comme destination. Après, en terme d'organisation technique, Pau nous offre des lieux emblématiques, comme la place de Verdun qui est l'endroit type d'une implantation d'arrivée : en centre-ville, dégagé, une capacité d'accueil du public phénoménale. Au niveau des hôtels, on peut loger à Pau les 1 300 personnes dont s'occupe ASO. Quant au Palais Beaumont qui accueille la salle de presse et le bureau d'organisation, il n'y a pas d'équivalent sur le Tour. C'est aussi pour tout cela que l'on y reste souvent plusieurs jours. »

Des exploits, Pau en a connu de nombreux, d'inoubliables épopées qui résonnent encore aujourd'hui comme autant de baisers langoureux dans cette longue étreinte qui lie la ville au Tour : la légendaire envolée de « l'aigle de Tolède », Federico Bahamontès en 1964, l'irrésistible démonstration du « taureau de Nay », Raymond Mastrotto en 1967, la double victoire de Bernard Hinault en 1979 et en 1981, le premier avènement en jaune d'un certain Richard Virenque en 1992, pour ne citer que ceux-là. Bien sûr, comme dans toute histoire d'amour, il y a eu quelques moments douloureux ou orageux : l'abandon de Bernard Hinault, en 1980, la neutralisation de l'étape en 1995 par les coureurs après la mort accidentelle de Fabio Casartelli...

Il n'empêche, loin d'être blasée, Pau a la passion du vélo et du Tour de France chevillée au corps. Ainsi, la ville a inauguré « Le Tour des Géants », le premier musée à ciel ouvert consacré à la Grande Boucle et à ses héros : un totem jaune salue la performance réalisée par chaque vainqueur du Tour de France cycliste. Jaune, de la couleur du maillot porté chaque jour par le leader et donc par le vainqueur du Tour. De la même manière, la rampe d’accès au boulevard des Pyrénées mentionne sur l’asphalte le nom de tous les vainqueurs d’étapes à Pau.

Bref, tout semble réuni pour que Pau et le Tour ajoutent encore de nouvelles et belles pages à l'incomparable roman d'amour qui les unit.

Commentaires

Eric Mallet 7 février 2023 21:24

Pour gagner une étape du tour de France à Pau, il faut avoir de la chance!

Staff
M.
michel .besse 7 février 2023 10:29

.Bravo Alain

Staff
M.
michel .besse 7 février 2023 10:25

Petit indice; il a fait deuxième à Nontron du Championnat.régional ,et premier chez les .éspoirs

Staff
AB
Alain Bargueno 7 février 2023 10:18

Peut-être Fedrigo.

Staff
AB
Alain Bargueno 7 février 2023 10:14

Super article. Merci Jef.

Staff
M.
michel .besse 7 février 2023 08:50

Un régional a gagné à PAU devant le gratin du cyclisme mondial ,chercher son nom. Il y a une dizaine d'années ...........